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D’origine franco-canadienne, Nathalie Guilloux a vécu plus de trente ans en Europe avant de revenir s’installer à Montréal. Issue d’un milieu à la croisée des sciences et des lettres, elle s’intéresse très tôt aux Beaux-Arts. C’est cependant dans le droit international et les affaires qu’elle s’oriente, avant d’entamer une carrière artistique.  

Artiste, flâneuse, Nathalie Guilloux se veut une exploratrice des espaces matériels et spirituels, dont le processus créatif passe par une déambulation multiple, aussi bien physique, sensorielle, créative, que méditative et philosophique. Artiste chercheuse, sa démarche créative est un cheminement exploratoire et réflexif, et la forme littéraire en constitue un attribut essentiel. Artiste pluridisciplinaire, elle aime mettre en relation les arts visuels et médiatiques avec d’autres disciplines. Sa pratique passe tant par l’expérimentation sur le médium, que par une réflexion poussée sur la diffusion et la monstration des œuvres.  

Elle cherche à travers ses réalisations à provoquer des émotions qui interrogent la mémoire. Son positionnement est celui d’une réflexion quant à la question éthique du rapport à la nature. Elle s’intéresse à l’écomorphisme, cette alchimie relationnelle d’ordre écologique via des formes artistiques afin de montrer la beauté de la nature en crise et de sensibiliser les consciences par l’émerveillement et une posture écopoétique. 

 
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La forêt céleste 

2022 

  • Leporello, dessin au fusain, craie Conté, sur panneaux de bois, acrylique et gesso 

(19 x 118 x 18 pouces) 

 

  • Murale participative sur tableau noir acrylique, marqueur à craie et craie.  

 

 

 
 

« Ainsi, de l’arbre à l’immensité du cosmos transparait le mystère de l’existence de l’univers »
Hubert Reeves  

 
 

Il y a dans chaque arbre la promesse d’un géant. 

Il y a dans chaque arbre la promesse de rejoindre le ciel.  

Il y a cette façon d’habiter le monde qui lui est si particulière, cette connexion avec les astres, reconnue depuis si longtemps par de nombreux peuples autochtones, et aujourd’hui établie scientifiquement. Ainsi l’arbre, entre enracinement terrestre et enracinement cosmique, est-il en synchronicité avec les grands rythmes astronomiques. 

 
 

Laissant libre cours à son imaginaire nourri de ses nombreuses lectures philosophiques et scientifiques, Nathalie Guilloux nous invite au cœur de la représentation artistique d’une déambulation multiple tant matérielle que sensorielle, à travers la nature et plus particulièrement le monde de l’arbre et de la forêt. Dérivation de motifs inspirés de morceaux visuels de nature qu’elle récolte lors de ses nombreuses explorations des lieux de l'arbre, son projet se présente en deux propositions. Le premier volet en est un grand leporello, déplié sur une table, tel un recueil sculptural panoramique de dessins multiples, se présentant comme une exploration mentale du chemin de l’arbre et de sa relation au cosmos. Sur le mur voisin se dévoile le second volet, celui d’une proposition d’œuvre participative éphémère invitant le spectateur, à travers le dessin mural ou l’inscription sur fond de tableau noir, à s’interroger sur la façon dont les arbres habitent le monde, entre terre, ciel et cosmos.