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Artiste Suisse résidant au Québec depuis décembre 2010, Julie Pastore a développé une démarche autours de questionnements apparus suite à son baccalauréat en anthropologie. Elle se définit par un intérêt marqué pour l’ethnologie chez soi et le travail de terrain. Ses sujets de recherches orbitent autour de la culture populaire, la nostalgie, l’espace public et l’espace privé. Ainsi, Julie s’impose, s’approprie et réinterprète une méthodologie tirée du domaine des sciences humaines pour la transposer dans le domaine de l’art. Sa pratique s’affirme donc par une série de questionnements et de méthodes « scientifiques » à laquelle elle tente de répondre et de traduire à travers sa production. Par le fait même, Julie travaille généralement par accumulation de matériaux et d’informations. C’est à travers l’analyse de ces « données » qu’aboutissent ses œuvres ; elles sont le reflet d’un processus de recherche et de questionnements qui se développent à l’amorce du projet.  

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Conversation (s)

2022

Objets récoltés, carnet de terrain, papier fait-main, crayons de couleurs et gouache

Dimensions variables

   

L’œuvre s’articule telle une récolte ethnographique autour du lieu d’exposition. La collecte est réalisée selon deux axes de recherche (voir figure 01). 

Appelons-le premier axe, lieu(x) : il fait état des espaces d’expositions potentiels et de leurs voisinages. Tout au long du processus d’élaboration, l’artiste édifie son enquête. Les objets récoltés témoignent des réalités urbaines dans des périmètres géographiques préétablis.  

 

Le deuxième axe se dresse sous l’étendard du Collectif Potentiel. Dans son cahier, Julie rédige ses réflexions et observations lors de l’orchestration de l’exposition. Elle récolte des artéfacts occasionnés par le collectif et délaissés dans les ateliers. 

Dès lors, puisque le Collectif Potentiel s’intéresse au lieu d’exposition et à sa maisonnification, ces deux pôles révèlent la relation qu’il entretient avec l’espace. Collectionner les anciennes possessions des habitants des quartiers revêt ici une nouvelle signification ; ces objets témoignent de l’univers intime de leurs ancien.ne.s propriétaires. Dressés en témoins, ils meubleront notre espace de leurs anciennes demeures. Parallèlement, le Collectif s’inscrit à son tour dans un quartier. Retraçable, notre intervention se lit dans nos archives et artéfacts. L’œuvre énonce donc le dialogue entre le collectif et les quartiers qui l’ont nourri.